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Plouguenast-Langast : les élus de la commune ont visité les installations de LLDC Algae

Article publié dans Ouest France le 24 Avril 2021


Entreprise phare du territoire de Plouguenast-Langast (Côtes-d’Armor), l’usine LLDC ALGAE commence à atteindre un premier rythme de production de chlorelle. Yvon Le Jan, maire, et les élus ont visité le site.


C’est René-Jean Guillard, dirigeant de la société LLDC ALGAE, qui a accueilli la municipalité, mercredi, sur le site de la Lande-du-Cran, à Plouguenast-Langast (Côtes-d’Armor).

LDLC ALGAE possède un site laboratoire à la Croix-des-Landes, à Trévé, un site qui a été le vrai départ de la société, notamment pour les essais en 2012.

« La chlorelle est une microalgue vivante et fraîche, qui peut supplémenter l’alimentation des élevages, explique René-Jean Guillard, le concepteur. Elle apporte une multitude de vitamines et d’acides aminés et peut remplacer la chimie pour les cultures, comme les pommes de terre. Dans le principe, la plante va chercher les micro-oligoéléments nécessaires à sa croissance. Le site de la Lande-du-Cran permet de produire cette algue, à grande échelle, et à un coût industriel. »

L’électricité verte

La visite commence, en petits groupes, par les cuves de stockage du lisier de porcs, remis par les éleveurs locaux. « Cet effluent d’élevage passe dans les trois méthaniseurs de 30 000 m3 qui libèrent un gaz nous permettant de chauffer les serres », ajoute le patron, qui assure que la production électrique se fait en autarcie, avec un surplus vendu à EDF.

La visite continue par les laboratoires de contrôle puis, les serres de culture. Un labyrinthe impressionnant de tubes en plexiglas de 110 km, où circule la culture des microalgues à laquelle il faut de la lumière et une température régulière. La microalgue existe dans toutes les eaux, il faut l’isoler et la multiplier.

Des emplois à la clé

La lombriculture est également développée sur le site, apportant des granulés de différents calibres, dont l’agriculture est friande. L’eau de pluie des couvertures est récupérée pour cette production, gourmande en eau, pour un lombricompost à base de l’exsudat de lisier. « Nous en produirons 30 tonnes par jour, en 2023 », espère René-Jean Guillard.

Depuis le lancement, vingt emplois ont été créés, vingt autres vont voir le jour prochainement et une trentaine d’autres, dans les prochaines années. « Il nous était nécessaire de voir et faire connaître. L’entreprise est passée du stade laboratoire au stade industriel. Des agriculteurs du secteur testent leurs produits. Nous sommes intéressés par son développement des produits. Je tenais à faire voir cette usine à notre conseil. C’est important d’accompagner l’entreprise et la faire connaître », conclut Yvon Le Jan, maire, qui a visité plusieurs fois le site.

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